Amitriptyline ABONNE

 

Indications :

– Épisodes dépressifs majeurs.
– Douleurs neuropathiques périphériques de l’adulte.
– Énurésie nocturne de l’enfant dans les cas où toute pathologie organique a été exclue.

Posologie dans la douleur neuropathique :

Le traitement doit débuter à faibles doses : 10 mg à 25 mg par jour pendant 3 semaines. La dose est ensuite progressivement augmentée par paliers de 10 mg à 25 mg toutes les semaines selon la tolérance. La posologie est individuelle, elle varie de 10 mg à 150 mg par jour et doit tenir compte des traitements analgésiques associés.

A noter que les doses antidépressives se situent entre 75 et 150 mg par jour.

Contre-indications :

– Hypersensibilité à l’amitriptyline.
– Risque connu de glaucome par fermeture de l’angle.
– Risque de rétention urinaire.
– Infarctus du myocarde récent.
– IMAO non sélectifs (iproniazide, nialamide) et sultopride.

Précaution d’emploi :

– Insomnie ou nervosité en début de traitement peuvent justifier une diminution de la posologie ou un traitement transitoire symptomatique.
– En cas de virage maniaque franc, le traitement par l’amitriptyline sera interrompu et, le plus souvent, un neuroleptique sédatif sera prescrit.
– Chez les patients épileptiques ou ayant des antécédents d’épilepsie, il est prudent de renforcer la surveillance clinique et électrique, en raison de la possibilité d’abaissement du seuil épileptogène. La survenue de crises convulsives impose l’arrêt du traitement.

L’amitriptyline doit être utilisée avec prudence :
– Chez le sujet âgé présentant une plus grande sensibilité à l’hypotension orthostatique et à la sédation, une constipation chronique, une éventuelle hypertrophie prostatique ;
– Chez les sujets porteurs de certaines affections cardiovasculaires, en raison des effets quinidiniques, tachycardisants et hypotenseurs de cette classe de produits ;
– Chez les patients présentant des neuropathies avec troubles neurovégétatifs sévères, en raison de l’augmentation du risque d’hypotension orthostatique ;
– Dans les insuffisances hépatiques et rénales, en raison du risque de surdosage.

La solution buvable contient de l’alcool  : elle est déconseillée chez les patients souffrant de maladie du foie, d’alcoolisme, d’épilepsie, de même que chez les femmes enceintes.

Effets secondaires :

– Sécheresse de la bouche, constipation, troubles de l’accommodation, tachycardie, sueurs, troubles de la miction et éventuellement rétention urinaire, hypotension orthostatique, impuissance. Ils cèdent le plus souvent à la poursuite du traitement ou à une réduction de la posologie.
– Fréquemment observé : somnolence ou sédation  plus marquée en début de traitement.
– Beaucoup plus rare : tremblements, crises convulsives sur terrain prédisposé, états confusionnels transitoires, syndrome sérotoninergique (en association avec d’autres traitements).
– Levée de l’inhibition psychomotrice, avec risque suicidaire.
– Inversion de l’humeur avec apparition d’épisodes maniaques.
– Réactivation d’un délire chez les sujets psychotiques.
– Manifestations paroxystiques d’angoisse.
– Des cas d’idées et de comportements suicidaires ont été rapportés durant le traitement par Laroxyl ou peu après son arrêt.

Les antidépresseurs imipraminiques peuvent également entraîner :

– Prise de poids.
– Troubles de la conduction ou du rythme (avec des doses élevées).
– Troubles endocriniens : hypertrophie mammaire, galactorrhée.
– Bouffées de chaleur.
– Réactions cutanées allergiques.
– Dysarthrie.
– Hépatites cytolytiques ou cholestatiques exceptionnelles.
– Troubles hématologiques : hyperéosinophilie, leucopénie, agranulocytose, thrombopénie.
– Syncope.
– Risque accru de fractures osseuses chez les patients recevant des inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) ou des antidépresseurs tricycliques. Le mécanisme conduisant à ce risque est inconnu.
– Réaction de sevrage avec les effets indésirables suivants : nausées, vomissements, douleurs abdominales, insomnie, céphalées, nervosité, anxiété, surviennent fréquemment à l’arrêt brutal du traitement ou lors d’une réduction de posologie.

Certains de ces effets indésirables peuvent être prévenus ou combattus par des thérapeutiques adjuvantes ou correctrices, voire une réduction de la posologie.

Surdosage :

En cas de surdosage volontaire ou accidentel, on observe :

– Des manifestations cardiovasculaires sévères (essentiellement troubles de la conduction conditionnant la gravité de l’intoxication),
– Un renforcement des symptômes anticholinergiques, éventuellement un état confusionnel ou un coma (parfois retardé).

Il y a lieu, dans ce cas, de faire hospitaliser immédiatement le malade dans un service spécialisé et de faire évacuer le produit ingéré.
La prise en charge doit comporter un traitement symptomatique et une surveillance des fonctions vitales, notamment cardiaque et respiratoire, pendant au moins 5 jours.

Grossesses et allaitement.

Pas de risque tératogène observé, traitement à réévaluer si nécessaire poursuivre en monothérapie. Baisser une peu les doses en fin de grossesse. Surveillance du nouveau né.