Hypnose ABONNE

Voici une définition de l’hypnose centrée sur l’attention (Didier Michaux)

L’hypnose peut être définie comme un fonctionnement mental particulier. Cet état se caractérise par l’apparition d’un certain nombre de modifications le différenciant de l’état de veille habituel. Cet état de conscience se rapproche par certains aspects de l’état de conscience qui précède l’endormissement. Mais le sujet reste éveillé. L’hypnose se rapproche de certains états de veille que l’on pourrait qualifier d’hypnose ordinaire (Distraction, conduite automatiques, absorption)

Principales caractéristiques de l’hypnose :

C’est un phénomène naturel, un état modifié de conscience (EMC).L’hypnose dans le soin consiste à utiliser cet EMC à un moment ou le patient n’en aurait pas l’idée. Il n y a pas besoin d’un EMC profond pour obtenir des effets antalgiques ou autres.

Elle procède par dissociation, obtenue par une induction qui permet de focaliser son attention sur autre chose que le symptôme.

Hypnose et la douleur

 Différentes techniques (PET scan, IRM, électrophysiologie) permettent de montrer les zones du cerveau spécifiquement activées par la douleur.

Dissociation des composantes sensorielles et affectives de la douleur

Rainville, Bushnelle et al : ont montré que des suggestions hypnotiques visant à réduire le caractère désagréable de la douleur déclenché par des stimulations thermiques s’accompagnent d’une réduction sélective d’activité dans le cortex cingulaire  antérieur sans modifier l’activation du cortex somesthésique.
D’autres études d’imagerie qui utilisent l’hypnose pour suggérer au sujet que l’intensité du stimulus douloureux est moindre que ce qu’elle est en réalité ont  démontré une diminution d’activité dans le cortex S1 .

Les principales indications de l’hypnose :

– La gestion de la  douleur (aigue ou chronique).- La maitrise des troubles anxieux (du stress à la phobie en passant par les troubles de l’affirmation de soi ou encore les états de panique).
– La préparation aux examens (scolaire ou professionnels) ou aux interventions chirurgicales (afin de diminuer le risque de douleur aigue ou chronique postopératoire).
– A visée de changement de comportements de dépendance, comme pour l’arrêt du tabac.
– Les troubles psychosomatiques (comme l’eczéma, le syndrome du colon irritable….)
–  La diminution des effets secondaires de la chimiothérapie (vomissement, nausée, perte d’appétit).