Oxcarbazépine MEDECIN

Indications :

Traitement des crises épileptiques partielles avec ou sans généralisation secondaire.
En monothérapie ou en association à un autre traitement antiépileptique chez l’adulte et l’enfant à partir de 6 ans.

L’Oxcarbazépine (Trileptal) n’a pas l’AMM (autorisation de mise sur le marché) dans le traitement de la douleur neuropathique mais son effet est proche de la Carbamazépine (Tegretol).

Posologie :

Dans la douleur on commencera par un traitement de 150 mg matin et soir pendant 5 jours puis 300 mg matin et soir.

L’effet de l’oxcarbazépine est rapide. Le traitement doit être arrêté si il est inefficace après quelques jours à 300 mg matin et soir.

Contre-indications :

Hypersensibilité à l’oxcarbazépine ou à l’un de ses excipients.

Mise en garde et précautions d’emploi :

Hypersensibilité :

– Des réactions d’hypersensibilité de classe I (immédiate) incluant éruptions cutanées, prurit, urticaire, angiœdème et des réactions anaphylactiques ont été rapportées.
– Des cas d’anaphylaxie et d’angiœdème touchant le larynx, la glotte, les lèvres et les paupières ont été rapportés chez des patients après la première prise ou après plusieurs prises de Trileptal. Si un patient présente ces réactions lors d’un traitement par Trileptal, le traitement doit être arrêté et un traitement alternatif doit être instauré.
– Il existe, dans 25% à 30 des cas, une hypersensibilité croisée avec la carbamazépine.
– Des réactions d’hypersensibilité, y compris des réactions d’hypersensibilité systémique, peuvent également survenir chez des patients sans antécédent d’hypersensibilité à la carbamazépine. Ces réactions peuvent être cutanées, hépatiques, sanguines, lymphatiques ou affecter d’autres organes, de façon isolée ou ensemble dans un contexte de réaction systémique. En général, si des signes et symptômes évocateurs de réactions d’hypersensibilité apparaissent, le traitement par l’oxcarbazépine doit être immédiatement arrêté.

Risque suicidaire :

Des idées et comportements suicidaires ont été rapportés chez des patients traités par Oxcarbazépine.
Par conséquent, les patients doivent être étroitement surveillés pour tout signe d’idées et de comportements suicidaires et un traitement approprié doit être envisagé. Il doit être recommandé aux patients (et à leur personnel soignant) de demander un avis médical en cas de survenue de signes, d’idées et de comportements suicidaires.

Réactions dermatologiques :

– Des réactions dermatologiques sévères, incluant le syndrome de Stevens-Johnson, érythrodermie bulleuse avec épidermolyse (syndrome de Lyell) et érythème polymorphe, ont été très rarement signalées lors de l’utilisation de l’oxcarbazépine.
– Ces réactions dermatologiques sévères peuvent nécessiter une hospitalisation car elles peuvent menacer le pronostic vital et, très rarement, s’avérer fatales.
– Le traitement par l’oxcarbazépine ne doit pas être réinstauré chez les patients qui l’ont arrêté à cause d’une réaction d’hypersensibilité.

Facteurs génétiques :

Il existe une susceptibilité génétique pour développer les complications cutanées sévères.

– Allèle HLA-B*1502, chez les sujets d’origine chinoise (Han) ou thaïlandaise et chez d’autres populations asiatiques : La prévalence des porteurs de HLA-B*1502 est d’environ 10 % chez les populations chinoises Han et thaïlandaises.
– Allèle HLA-A*3101- Descendants européens et populations japonaises : L’allèle HLA-A*3101 a une prévalence de 2 à 5 % dans les populations européennes et d’environ 10 % dans la population japonaise.

Hyponatrémie :

Des hyponatrémies, avec des taux sériques de sodium < 125 mmol/l, généralement asymptomatiques et n’ayant pas nécessité d’ajustement thérapeutique, ont été rapportées chez 2,7 % des patients traités par l’oxcarbazépine.
La natrémie devra être contrôlée avant l’instauration du traitement. Par la suite, la natrémie devra être contrôlée après environ 2 semaines, puis tous les mois pendant les 3 premiers mois du traitement ou selon les besoins. Ces facteurs de risque peuvent s’appliquer en particulier au sujet âgé.

Fonction hépatique :

De très rares cas d’hépatites ont été rapportés dont l’évolution a été favorable dans la plupart des cas. Lorsqu’une anomalie hépatique est suspectée, un contrôle de la fonction hépatique devra être réalisé et l’interruption du traitement par l’oxcarbazépine envisagée.

Réactions hématologiques :

De très rares cas d’agranulocytose, anémie aplasique et pancytopénie ont été observés après commercialisation chez des patients traités par Trileptal. L’arrêt du traitement doit être envisagé en cas d’apparition des signes importants de dépression de la moelle osseuse.

Contraceptifs oraux :

Les femmes en âge de procréer doivent être averties que la prise de l’oxcarbazépine peut rendre inefficaces les contraceptifs oraux. Il est recommandé d’utiliser d’autres formes de contraception, non hormonales, pendant le traitement par l’oxcarbazépine.

Alcool :

La prudence est recommandée en cas de consommation d’alcool lors d’un traitement par l’oxcarbazépine, car il y a risque de potentialisation des effets sédatifs.

Arrêt du traitement :

Comme pour tous les médicaments antiépileptiques, le traitement par l’oxcarbazépine doit être arrêté progressivement pour diminuer le risque d’augmentation de la fréquence des crises épileptiques.

Effets secondaires :

– Les effets indésirables le plus fréquemment rapportés sont : somnolence, céphalées, vertiges, diplopie, nausées, vomissements et fatigue rencontrés chez 10 % des patients.
– Leucopénie, Thrombopénie, dépression médullaire, anémie aplasique, agranulocytose, pancytopénie, neutropénie.
– Réactions anaphylactiques, syndrome d’hypersensibilité médicamenteuse (DRESS :Drug Rash with Eosinophilia and Systemic Symptom).
– Hyponatrémie rarement symptomatique.
– Hypothyroïdie
– Confusion, dépression, apathie, agitation, instabilité émotionnelle.
– De manière fréquente, Somnolence, céphalées, vertiges, ataxie, tremblements, nystagmus, troubles de l’attention, amnésie, diplopie, vision floue, troubles oculaires, vertiges.
– Rarement, hypertension artérielle, arythmies cardiaques, bloc auriculo-ventriculaire.
– Nausées, vomissements, diarrhée, constipation, douleur abdominale, pancréatite, hépatite.
– Éruptions cutanées, acné, alopécie, de maniére exceptionnelle : Angiœdème, syndrome de Stevens-Johnson, érythrodermie bulleuse avec épidermolyse (syndrome de Lyell) et érythème polymorphe, pustulose exanthématique aiguë généralisée.
– Lupus érythémateux disséminé.

Grossesse et allaitement :

Risque d’augmentation des malformations fœtales.
Passage dans le lait.

Surdosage :

Des cas isolés de surdosage ont été rapportés. Dans tous les cas, les patients ont guéri avec un traitement symptomatique.
Les symptômes de surdosage comprennent somnolence, sensations vertigineuses, nausées, vomissements, hyperkinésie, hyponatrémie, ataxie et nystagmus.
Il n’existe pas d’antidote spécifique.

Il faut instaurer un traitement symptomatique et mettre en œuvre les mesures de soutien qui s’imposent. Il est recommandé d’éliminer le médicament par lavage gastrique et/ou de l’inactiver par l’administration de charbon activé.

 

Dolor cronico